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MANIFESTATION DU 23 MARS 2010 A PARIS

10/03/2010

TRACT A TELECHARGER

Alstom Petite Forêt

09/03/2010

La Direction attendue au coin du bois…


Malgré des résultats conséquents tant chez Alstom Transport que dans l'ensemble du Groupe, la Direction n’entend pas augmenter correctement ses salariés et ce d’autant que tant le travail effectué par les salariés que les conditions dans lesquelles ils sont tenus de l’exécuter sont toujours plus difficiles et complexes.

 

 

Lors des négociations salariales la direction d’Alstom Transport a mis en avant l’augmentation de la participation et de l’intéressement, corollaire de la sensible progression des bénéfices soit dit en passant, pour, dans sa grande générosité, offrir à ses 8.000 salariés qu’un simple maintien de leur pouvoir d’achat par rapport à un indice INSEE de plus en plus contesté.

 

A contrario, pas de fins de mois difficiles pour les dirigeants. Les stocks-options des N°1 et 2 (Messieurs Patrick Kron et Philippe Mellier) s’élevant à 3,1 M€, somme à laquelle il convient d’ajouter leurs confortables rémunérations fixes et variables ainsi que les nombreux avantages en nature de toute sorte.

Déclaration FO dans la presse locale

 

« Ce qui est dépensé à l'étranger ne peut l'être en France » explique Vincent Joswiak, secrétaire du syndicat FO d’Alstom Petite-Forêt « le seul argument de notre Direction c'est : Nos concurrents comme Siemens et Bombardier le font, nous aussi (*) ».

 

« La réalité c'est aussi que ces primes d'intéressement et de participations aux bénéfices sont aléatoires et qu'elles ne sont pas prises en compte dans les cotisations sociales destinées à la sécurité sociale et aux caisses de retraite des salariés. Nous ne sommes pas contre l'intéressement ou la participation aux bénéfices qui mettent du beurre dans les épinards des salariés mais ces primes ne peuvent remplacer le salaire »

(*) A titre d’exemples, Alstom s’est porté acquéreur de 25% du capital du géant Russe des transports TMH et a racheté à prix d'or des activités bradées lors des difficultés que le groupe à connu fin 2003.

 

Ramené à l’effectif et au mois, 3,1 M€ c’est 31€ par salarié, soit un peu plus de la moitié des 60€ revendiqués par 4 des 5 organisations syndicales : FO, CFDT, CFTC et CGT qui, faute d’un compromis acceptable, attendaient la direction au coin du bois.

 

C’est ainsi qu’après une première grève d'envergure le 25 févier sur l'ensemble des 12 sites d'Alstom Transport dont celui de Petite-Fôret où prés de 800 ouvriers, ATAM ou cadres ont cessé le travail, une seconde action d'éclat avait lieu le 2 mars, à Paris au siège de l'entreprise, bloqué par des salariés venus des 12 sites.
 

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Les Wauquiez ne veulent pas être menés en bateau…

09/03/2010

La crise n’a pas épargné la navigation de plaisance. Dernier exemple en date les chantiers navals Wauquiez où sont construits des voiliers haut de gamme.

C’est en 1989 que la société Wauquiez, du nom de son fondateur, s’installe dans la zone industrielle de Neuville-en-Ferrain. Rachetée en 1997 par Bénéteau, le N°1 mondial dans cette branche d’activité, elle est reprise en 2008 par le fond d’investissement franco-luxembourgeois Verdoso Industry, à l’exception des bâtiments demeurant la propriété de Bénéteau qui garantissait un quota d’heures de travail sur le site de Neuville-en-Ferrain, engagement jamais respecté.

Le 7 juillet dernier la société Wauquiez qui emploie désormais 72 salariés, la moitié moins qu’en 1989, est placée sous procédure de sauvegarde. Pour lui sortir la tête de l’eau sa trésorerie doit être renflouée à hauteur de 1,6 million, dont 400.000 euros au plus vite, or ni Verdoso ni Bénéteau ne veulent mettre la main au porte monnaie.

Voilà pourquoi le mardi 2 mars 2010 c’est devant le tribunal de commerce de Roubaix-Tourcoing que se jouait le sort des chantiers navals Wauquiez et de ses salariés. Pour l’occasion FO, organisation syndicale majoritaire, avait pris les devants en installant campement et banderoles aux grilles de l’entreprise dans le but d’alerter les actionnaires, les pouvoirs publics et les médias sur le combat qu’ils entendent mener pour la défense de leurs emplois.

Lundi 8 mars, et dans l’attendre du délibéré fixé au 16 mars par le tribunal de commerce, FO Wauquiez avait invité le personnel à un débrayage en début d’après-midi. Aux côtés des représentants de l’Union Locale FO de Tourcoing et de l’Union Départementale du Nord venus soutenir cette initiative suivie par la quasi-totalité du personnel, Johann Capelle délégués FO dans l’entreprise et Christophe Patte,  expliquaient aux journalistes présents sur le site qu’ils ne se laisseront pas mener en bateau par de simples promesses et qu’ils entendent mettre la pression sur Verdoso et Bénéteau afin d’éviter que soit prononcée la liquidation judiciaire de leur entreprise et, avec elle, la liquidation pure et simple des 72 postes de travail.

 

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